La maison de retraite Charles-de-Blois n'est pas tout à fait un établissement comme les autres. Ses pensionnaires appartiennent tous au clergé diocésain.
C'est en effet à leur intention que l'établissement a été créé au début des années soixante à l'initiative de Mgr Goupy, évêque à l'époque, qui souhaitait fournir aux prêtres ne disposant pas d'autre solution, un lieu d'hébergement décent pour leurs vieux jours.
Soixante personnes peuvent y être hébergées. Actuellement, ils ne sont que vingt, ce qui a conduit à accepter parmi les résidants d'autres serviteurs du diocèse : religieuses ou personnels consacrés.
Chaque pensionnaire dispose, en plus de sa chambre, d'un bureau où il lui est possible de travailler et de recevoir. « Car un prêtre n'est jamais vraiment en retraite, souligne Jean-Baptiste Sallé, responsable de l'établissement. La majorité d'entre eux continuent d'assurer des missions pastorales telles que l'aumônerie d'une clinique ou des tâches administratives pour le diocèse. » Tel n'est pas le cas de tous. Et c'est précisément pour ceux dont l'état le nécessite que la maison de retraite s'est dotée de services médicalisés. Cette réforme a été réalisée à l'initiative de la communauté du Bon Secours de Paris, qui en assure la gestion depuis 2005. Elle permet d'accueillir des personnes dépendantes.

Greniers saturés

Hier, pour la première fois de son histoire, la maison de retraite a organisé une brocante et une vente aux enchères pour disperser les objets personnels légués par ses pensionnaires décédés.
De la vaisselle, des couverts, des postes de radio, du linge, des outils, des petits meubles, des horloges, des livres, des disques : « Nos greniers commençaient à déborder », sourit Jean-Baptiste Sallé.
L'opération a bénéficié du concours bénévole des Scouts unitaires de France et d'une commissaire-priseur blésoise.
Beaucoup d'objets ont trouvé preneur à la brocante du matin et l'après-midi, malgré un temps incertain, les acheteurs se sont pressés à la vente aux enchères qui a produit une recette de 7.720 euros!


Source: lanouvellerépublique.fr