novembre
17
Châlons: Maisons de retraite bientôt saturées
Après Vitry et Reims, Châlons est la prochaine zone de tension sur le plan gérontologique. Le point sur la situation et les projets pour l'accueil des personnes âgées dépendantes.

La Marne est un département jeune et Châlons ne fait pas exception. Pour autant, il faut songer aux jeunes mais aussi à leurs aînés et s'inquiéter du devenir des personnes âgées dépendantes.
Au niveau départemental, l'équipement est, contrairement à ce qui se passe chez nos voisins ardennais, plutôt trop important que pas assez. Mais il subsiste des points de tension et surtout il s'en profile à l'horizon. À Châlons, justement.
Afin de mesurer les besoins, le Conseil général a adressé une enquête à toutes les maisons de retraite de la ville. Elle vise, entre autres, à mesurer le temps d'attente entre l'inscription d'une personne sur une liste d'attente et son entrée effective dans une maison de retraite.
Car la question des listes d'attente est un faux indicateur du niveau de saturation des établissements. À l'instant T, hier par exemple, les cinq maisons de retraites de la cité affichaient un taux de remplissage de 100 %. Mais rien ne dit qu'il en sera de même lundi.
Actuellement, le Conseil général estime entre deux et quatre mois le temps d'attente pour une admission. « C'est acceptable », indique la directrice du service solidarité départementale. Ce qui, en revanche, pose souci, c'est la question du bâti existant. Car si les locaux existent, si les places viennent à se libérer, certaines maisons de retraite souffrent d'évoluer dans les édifices anciens peu adaptés - et même adaptables - aux nouvelles normes.
Quid des unités Alzheimer ?
En centre-ville, la maison de retraite Saint-Joseph a terminé sa mue en début d'année après plus de cinq années de travaux. Le résultat est à la hauteur des espérances de son directeur puisqu'il combine caractère ancien du bâti et modernité des accès et des équipements.
« Nous voulions que cela ressemble à un hôtel et pas à une maison de retraite », résume Yannic Cossiez. La maison de retraite Sarrail, l'une des deux structures publiques de la ville, s'est dotée d'une extension dans laquelle elle a ouvert 48 chambres individuelles. Dans le secteur privé, la Résidence d'Automne se prépare à quitter la rue Bichat pour des locaux neufs situés sur le futur ex-quartier militaire Chanzy-Forgeot.
« Nous prévoyons une installation en 2011. Nous aurons 63 lits, plus deux accueils de jour, plus douze lits en unité protégé », explique le directeur, Guy Saint-Père. A ce jour, la plupart des maisons de retraite accueillent des malades d'Alzheimer mais ne disposent pas d'unités spécialisées. Parfois par manque de place, parfois par choix.
A Sarrail ou à la maison de retraite des prêtres, l'idée est de ne pas faire de différences entre les pensionnaires, de ne pas cloisonner. Tout en sécurisant les lieux de manière à ce que les malades atteints d'Alzheimer ne se mettent pas en danger.
Prochain déménagement à prévoir également à la maison de retraite des prêtres. Là aussi, le projet porte sur la construction d'un établissement neuf de 40 à 50 places contre 27 actuellement. Le terrain est trouvé, reste les financements et les accords des autorités.
A court terme, ce sont au maximum 35 places qui devraient être créées dans des structures privées. D'autres projets pourraient se faire jour sur Châlons mais également sur les communes toutes proches.
A condition que l'État et le Conseil général, qui sont les décideurs dans ce domaine, donnent leur accord. Les municipalités sont en effet intéressées tant par l'aspect social qu'économique de ces projets qui sont pourvoyeurs d'emploi pour la ville.
Les promoteurs sont également légion à pousser les portes des mairies pour proposer leurs idées. Reste l'intérêt des principaux intéressés : les personnes âgées dépendantes.
Et la question de leurs souhaits. Il semble ainsi que les demandes en accueil de jour ou temporaire soient en augmentation. Une façon de souffler, de s'en remettre aux services de la maison de retraite , sans complètement faire une croix sur son autonomie. Une dépendance acceptable en somme.
Source: l'union presse
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